Caterpillar: jour noir pour des milliers de familles

Agoria estime l’impact d’une fermeture à 3.600 emplois

Vendredi 2 septembre 2016 — La fermeture de l’usine Caterpillar à Gosselies est un nouveau coup dur pour l’économie belge, et wallonne en particulier. Sous le choc de cette nouvelle, la fédération technologique Agoria partage la douleur des travailleurs concernés et leurs familles. « L’impact se fera hélas également sentir chez de nombreux sous-traitants situés en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre », souligne Thierry Castagne, directeur général d’Agoria Wallonie. Directement et indirectement, cette entreprise procure de l’emploi à 3.600 personnes. Agoria demande que tous les acteurs concernés à tous niveaux de pouvoir travaillent en étroite collaboration afin de trouver une solution satisfaisante pour les travailleurs touchés. Thierry Castagne : « Nous souhaitons aussi collaborer avec le monde politique et les syndicats afin d’envisager toute piste de reconversion de nature industrielle et de nature professionnelle ».

La province de Hainaut est la première à souffrir de cette fermeture. Caterpillar est l’un des plus gros employeurs privés du Hainaut et outre les emplois directs, Agoria craint que la facture sociale soit également élevée chez les fournisseurs et sous-traitants. Une entreprise d’assemblage fait typiquement appel à de nombreux sous-traitants, y compris en dehors du secteur technologique. Thierry Castagne : « Caterpillar dispose d’un grand nombre de sous-traitants, qui sont non seulement synonymes d’emplois dans des entreprises technologiques, mais aussi dans les domaines de la logistique et du transport. Et ce sont également des pourvoyeurs d’emplois dans les commerces et services locaux . »
 
Caterpillar Gosselies comme d’autres sites est victime d’un marché des engins de génie civil qui souffre d’une surcapacité de production au niveau mondial. Et Castagne de souligner que « cette nouvelle dramatique est d’autant plus difficile à accepter que le précédent plan de restructuration de 2013 a donné lieu à des efforts du personnel et du management local qui ont atteint globalement les objectifs fixés en terme de compétitivité».
 
L’industrie technologique wallonne qui représente 3.100 entreprises, 16 milliards € de chiffre d’affaires et 57.000 emplois directs demeure toutefois pour Agoria un pilier du développement économique pour autant que les entreprises se situent sur les marchés porteurs et disposent des leviers adaptés en termes d’innovation, de qualification, d’accès au marché et de compétitivité.