Journée de grève nationale - Agoria appelle à ne pas se tirer une balle dans le pied

Le 31 mars, une journée de grève nationale est organisée, menaçant de paralyser une grande partie de l’industrie technologique belge. Notre secteur a perdu 8 000 emplois l’an dernier et les perspectives pour cette année restent sombres. Nous traversons la période la plus difficile de ces 10 à 15 dernières années. Agoria comprend les préoccupations à l’origine de cette action, mais une grève qui met nos entreprises à l’arrêt n’est pas la solution. Au contraire, elle ne fera qu’aggraver la situation de notre industrie, de nos entreprises et de nos travailleurs, alors que nous sommes déjà en grande difficulté.
L’impact d’une journée de grève nationale sur l’industrie technologique est énorme : elle pourrait engendrer plus de 200 millions d’euros de pertes économiques en une seule journée. Cela signifie moins de revenus pour investir dans l’innovation, la durabilité et le renforcement de nos entreprises, ainsi que moins de recettes pour l’État. De plus, une telle action nuit à la réputation internationale de la Belgique en tant qu’acteur industriel fiable et destination attrayante pour les investissements. Les investisseurs étrangers, qui soutiennent plus de 70 % de notre industrie, observent ces actions avec inquiétude. Les grèves massives sapent leur confiance et réduisent notre attractivité pour de nouveaux investissements, pourtant indispensables.
Il est temps de travailler ensemble et de rechercher des solutions, et non de nous affaiblir mutuellement. Notre industrie a besoin de stabilité, d’unité et de renforcer sa compétitivité. Faire grève, bloquer et paralyser l’activité ne contribue en rien à ces objectifs. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un dialogue positif et constructif entre employeurs, travailleurs et décideurs politiques.
Agoria appelle donc à ne pas entraver les rouages qui font tourner notre industrie et notre économie. Plutôt que de mettre encore plus de pression sur notre secteur, unissons nos forces pour garantir que nos entreprises non seulement survivent aujourd’hui, mais puissent aussi croître et prospérer demain.
Bart Steukers, CEO d'Agoria
Sarah Godard