10.000 emplois créés dans les entreprises technologiques en 3 ans

+ 2.300 emplois, + 3 % de CA et redressement de la part de marché à l’exportation cette année

Mercredi 11 octobre 2017 — 10.000 : c’est le nombre d’emplois supplémentaires que les entreprises technologiques de notre pays auront créés durant la période 2016-2018. C’est ce qu’indique la fédération Agoria à l’occasion de la présentation de son analyse semestrielle de la conjoncture. Cette année, il s’agit de 2.300 nouveaux emplois. Le chiffre d’affaires total connaît une augmentation de 3 % et pour la première fois en 25 ans, notre part de marché à l’exportation est également en hausse. « Le tax shift a effectivement aidé les entreprises technologiques », affirme Marc Lambotte, CEO d’Agoria. « Dans le même temps, nous demandons au gouvernement fédéral, pendant ses 19 derniers mois, de continuer à mettre un terme à sa "politique de niches" en matière d’impôt des sociétés et d’abaisser le taux à 22 %. Vu la croissance économique et le faible taux d’intérêt, il faut par ailleurs approfondir l’assainissement du budget. »

Jobs, jobs, jobs : 10.000 en l’espace de 3 ans

À l’heure actuelle, environ 300.000 personnes travaillent dans le secteur technologique en Belgique. Durant les trois premiers mois de l’année, quelque 2.500 nouveaux jobs ont été créés. Pour le reste de l’année, Agoria prévoit la création de 3.000 emplois supplémentaires, mais ce sont aussi 3.200 postes de travail qui vont passer à la trappe chez Caterpillar et ses sous-traitants. En 2018, Agoria s’attend à une nouvelle hausse de l’emploi, de l’ordre de 3.600 unités. En fin de compte, entre le début 2016 et la fin 2018, c’est un total de  10.000 emplois supplémentaires qui aura vu le jour dans l’industrie technologique.

Une légère amélioration de la rentabilité qui crée de l’emploi

En 2017, on note une augmentation de la masse salariale de 2,7 % dans l’industrie technologique. Soit une évolution moindre que celle de la valeur ajoutée, en hausse de 3 %. En apparence faible, cet écart a néanmoins un impact positif important sur la création d’emplois.

Hausse du chiffre d’affaires grâce à une progression de la part de marché

Au cours du premier semestre 2017, le secteur technologique a vu son chiffre d’affaires augmenter de 4 %. Une grande partie de cette croissance s’explique par une progression de notre part de marché. Pour la première fois en un quart de siècle, nous remarquons une reprise fragile de la part de marché belge dans les exportations mondiales. Grâce à la numérisation, les activités TIC enregistrent même une hausse de 6,5 % de leur chiffre d’affaires.

Impôt des sociétés : halte à la politique de niches fiscales

Agoria se réjouit des priorités économiques du gouvernement et de la première étape dans la réforme de l’impôt des sociétés. « Dans un second temps, il faut ramener le taux à 22 % pour toutes les entreprises. Nous devons continuer à mettre progressivement un terme à la politique des niches fiscales. Donnons la préférence à une construction unique achevée, sans annexes ou autres ajoutes imaginées par des lobbyistes d’entreprises individuelles susceptibles de saper les fondements d’une réforme profonde », précise Marc Lambotte. « Pour chaque demi-milliard d’exceptions, le taux d’imposition des sociétés pourrait diminuer de 0,8 %. »

Budget : conjoncture favorable

Le monde des entreprises collabore avec les différents gouvernements en faveur de la croissance économique et du bien-être social. Un redressement durable n’est toutefois possible que si les autorités aussi adoptent une organisation plus efficace.

Même si nous bénéficions d’une reprise économique et d’un taux d’intérêt faible, nous continuons à dépenser plus que ce qui rentre dans les caisses. Pour contrôler cette augmentation, principalement dans les pensions publiques, les soins de santé et les salaires des fonctionnaires, Agoria propose trois solutions :

  • investir dans la transformation numérique des pouvoirs publics, à l’instar de ce qui se fait dans les entreprises ;

  • inciter toutes les personnes aptes à se mettre au travail ;

  • mieux organiser les soins de santé, par exemple en stimulant la vente de médicaments génériques.

« Faisons preuve d’ambition et profitons de cette période propice pour prolonger la tendance positive », conclut Marc Lambotte.