Agoria à propos du Plan Mobilité bruxellois: « il sera bientôt moins cher de déménager »

Vendredi 5 mai 2017 — Agoria, la fédération des entreprises technologiques, se dit stupéfaite des projets du gouvernement bruxellois de faire payer un abonnement de train ou un vélo aux employeurs qui mettent déjà une voiture de société à la disposition de leurs travailleurs. « Faire payer les entreprises bruxelloises davantage que leurs homologues wallonnes ou flamandes pour la mobilité ne nous semble pas une bonne idée », déclare Floriane de Kerchove, d’Agoria Bruxelles. « C’est une bonne chose que le gouvernement tente de trouver des solutions aux problèmes de mobilité, mais il est regrettable qu’il en refile toujours la facture aux autres. À terme, le déménagement deviendra ainsi la solution la moins onéreuse pour résoudre le problème de la mobilité à Bruxelles. »

Agoria appelle le gouvernement bruxellois à mener une réelle concertation avec l’exécutif fédéral en vue de parvenir à un budget mobilité uniforme, à l’heure où les projets du gouvernement Michel autour du principe « cash for car » sont justement présentés dans les médias. La fédération demande en outre que le gouvernement bruxellois collabore avec les autres Régions pour la mise en œuvre de solutions technologiques afin de remédier aux embouteillages. « Quelques investissements technologiques intelligents et ciblés dans et autour de la Région bruxelloise permettraient de réduire fortement les embouteillages. Malheureusement, nous constatons que les Régions se concertent à peine, voire pas du tout. »

Agoria s’étonne des nombreuses discriminations que le plan du gouvernement bruxellois va introduire : « Non seulement entre les entreprises bruxelloises et les autres entreprises du pays, mais aussi entre celles qui occupent plus de 100 personnes et les autres. » Enfin, Agoria précise que les entreprises élaborent déjà des budgets mobilité divers en concertation avec leurs travailleurs : « Les personnes qui disposent d’une voiture de société bénéficient souvent en plus d’un abonnement de train ou d’un vélo ; mais cela se fait dans le cadre d’un budget mobilité existant, qui laisse une plus grande liberté de choix au travailleur. »