Agoria: “Plafonner l’indexation automatique pour freiner l’inflation”

Notre pays reste le champion incontesté de l’inflation en Europe. En janvier, l’inflation a à nouveau augmenté de 2.65 pour cent. « Notre pays reste vulnérable aux chocs extérieurs comme la hausse du prix de l’énergie, et ces chocs ont encore plus d’impact du fait de notre système d’indexation, » explique Marc Lambotte, CEO d’Agoria. À cause de sa liaison au système d’indexation, l’inflation élevée menace d’annuler les progrès réalisés par notre économie en terme de compétitivité.  Agoria propose dès lors une réforme du système d’indexation impliquant un plafonnement de l’indexation des salaires. « Accordons à tout le monde une indexation jusqu’au salaire minimum de 1.560 euros. Pour les plus bas salaires, cela ne changera quasi rien ; ce sont surtout les salaires plus élevés qui seront moins indexés. Nous pourrons ainsi mieux contrôler l’inflation, continuer à résorber notre handicap salarial et poursuivre la création d’emplois. »

 

Le spectre de l’indexation fait son retour. Marc Lambotte : « Le saut d’index l’avait provisoirement fait disparaître, mais le système n’a jamais été réformé entre-temps. Nous y voilà donc à nouveau confrontés. . L’inflation élevée, nulle part aussi haute que dans notre pays, est en effet alimentée par le système d’indexation. Il nous faut sortir de ce cercle vicieux. Si le gouvernement Michel s’en tient à l’accord gouvernemental et procède à la réforme du système d’indexation, nous pourrons de nouveau éloigner le spectre de l’indexation. Et les entreprises technologiques pourront tenir leur promesse de créer 10.000 emplois supplémentaires entre 2016 et 2020. »

Réforme de l’index = solution sociale

Dès lors, Agoria demande au gouvernement de mettre en œuvre la réforme du système d’indexation durant le reste de cette législature. C’est possible en plafonnant l’indexation des salaires. Marc Lambotte : « Accordons à chacun(e) une indexation jusqu’au salaire minimum interprofessionnel de 1.560 euros. » Une solution à la fois sociale et éminemment symbolique : « On ne touchera quasiment pas aux salaires les plus faibles, mais les CEO seront donc confrontés à une indexation moins conséquente. » Ces moyens pourront être mis en œuvre pour résorber le handicap salarial réel et ainsi conserver davantage d’emplois ou récompenser les travailleurs qui le méritent vraiment.

Le système d’indexation suivant lequel tout le monde, peu importe ses performances au travail, bénéficie d’une même augmentation salariale, date d’une autre époque. « Laissons une plus grande liberté aux employeurs et à leurs collaborateurs : en période difficile, une telle mesure permettra de se serrer les coudes au profit de la compétitivité. En période faste, les entreprises seront aussi plus libres d’accorder des augmentations salariales et de mieux récompenser certaines personnes en fonction de leurs prestations individuelles. »

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