'Ne fermez pas toutes les centrales nucléaires en 2025'

Fermer toutes les centrales nucléaires d’ici 2025 n’est pas une bonne idée. Au moins deux centrales doivent être maintenues en service.’ C’est ce que déclarent aujourd’hui Marc Lambotte, Yves Verschueren et Peter Claes. Les dirigeants des fédérations de l’industrie technologique (Agoria), de la chimie et des sciences de la vie (essenscia) et des grands consommateurs industriels (Febeliec) appuient leur déclaration sur une analyse du rapport sur l’approvisionnement énergétique publié récemment par le gestionnaire de réseau Elia. Fermer toutes les centrales nucléaires entraînerait une augmentation du coût annuel d’environ 600 millions d’euros. Maintenir le calendrier actuel pour une sortie complète du nucléaire d’ici 2025 rendrait, selon Lambotte, Verschueren et Claes, le surcoût d’un système énergétique, avec une part croissante d’énergie durable, inutilement élevé pour les entreprises et les ménages.   

Agoria, essenscia et Febeliec appellent le gouvernement fédéral à enfin effectuer un choix clair et bien réfléchi : ‘Le marché demande que la situation soit clarifiée et les consommateurs industriels que l’électricité soit abordable. Une décision non crédible est néfaste pour le climat d’investissement.  L’industrie insiste pour que le gouvernement prenne rapidement une décision définitive concernant les centrales nucléaires portant aussi bien sur la sécurité d’approvisionnement que sur un prix abordable et les émissions de CO2 du parc.’ Les organisations mettent l’accent sur ces trois facteurs ainsi que sur les connaissances que la Belgique possède en matière d’énergie nucléaire.

Durabilité et prix abordable

Le gestionnaire Elia a chiffré un scénario dans lequel deux centrales nucléaires seraient maintenues en service après 2025. Ce scénario diminue le besoin en capacités nouvelles, mais suppose toujours des centrales au gaz supplémentaires. “Le coût de ce scénario est toutefois 600 millions d’euros inférieur par an. D’autres études (Energyville, Itinera et Bureau du Plan) démontrent également que la prolongation de deux centrales nucléaires après 2025 abaisserait sensiblement le coût total du système. C’est pourquoi l’industrie plaide en faveur d’une sortie du nucléaire plus étalée dans le temps et du maintien en service d’au moins deux centrales après 2025. De plus, l’énergie nucléaire entraîne beaucoup moins de rejets de CO2 que les centrales au gaz et garantit la sécurité et la stabilité de l’approvisionnement. Dans le cadre de la transition vers une production d’énergie plus respectueuse du climat, il s’agit d’avantages que l’on ne peut ignorer’, souligne l’industrie.

A propos d’Agoria, essenscia et Febeliec

Agoria, c'est l'évolution par la technologie. Agoria ouvre la voie à toutes les entreprises de Belgique que la technologie inspire et qui veulent contribuer au progrès dans le monde grâce au développement ou à la mise en œuvre d'innovations. Agoria représente plus de 1.800 entreprises membres et 300.000 travailleurs. Agoria s'appuie sur trois piliers: conseils, business development et création d'un climat d'entreprise optimal. Agoria est la plus grande fédération sectorielle au sein de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) et compte près de 200 collaborateurs.

essenscia, la fédération belge de l’industrie chimique, et des sciences de la vie, est une organisation coupole multisectorielle qui représente les nombreux secteurs d’activités de la chimie, des matières plastiques et des sciences de la vie. essenscia compte plus de 750 membres et 60 collaborateurs.

Febeliec est la fédération des grands consommateurs industriels. Febeliec a un double objectif : obtenir des prix compétitifs de l'électricité et du gaz naturel pour les entreprises belges et leur garantir une sécurité d'approvisionnement en énergie en Belgique.

Agoria et essenscia représentent en Belgique 13,5 pour cent de la valeur ajoutée (49,7 milliards d’euros, BNB), 8,4 pour cent de l’emploi (390 000 travailleurs , BNB), 16,2 pour cent des investissements (5,8 milliards d’euros, SPF Économie) et 15,4 pour cent du chiffre d’affaires (184,1 millards d’euros, SPF Économie).

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