Communiqué de presse: Le projet « G-Cloud » de la Sécurité sociale et des Services publics fédéraux, grand gagnant des e-Gov Awards 2016

Agoria : des projets e-Gov toujours nombreux et de plus en plus intéressants malgré les pressions budgétaires

Les e-Gov Awards d’Agoria ont été remis hier soir lors de leur 13e édition. C’est le projet G-Cloud IAAS & PAAS des Institutions publiques de Sécurité sociale et des Services publics fédéraux qui a remporté le premier prix. Agoria se réjouit de constater que, malgré des finances sous pression, le secteur de l’e-Gov reste dynamique et continue de fournir des projets visant à simplifier et améliorer  le travail des administrations, grâce à des applications de plus en plus innovantes.

Malgré les restrictions budgétaires, des projets e-Gov continuent d’être développés dans notre pays à tous les niveaux de pouvoirs. Si le nombre de 36 projets reçus est inférieur au record de 2014, où 56 projets avaient été proposés, cela reste tout de même une progression par rapport aux 34 projets de 2015 (26 en 2012 et  30 en 2013).  Agoria se réjouit de cette évolution positive et relève plusieurs points :

  • Si les budgets publics consacrés aux projets e-Gov ont été réduits drastiquement en 2014 et 2015, ils avaient à nouveau augmenté en 2016. « Agoria est heureuse de constater que selon les derniers calculs, cette augmentation des investissements dans des projets e-Gov se poursuivra en 2017. Le budget TIC fédéral augmentera en effet de 20 millions d’euros en 2017 pour atteindre 450 millions d’euros. Cela devra permettre de développer plus de projets e-Gov, » affirme Marc Lambotte, CEO d’Agoria.

  • Les projets introduits semblent chaque année plus importants et plus complexes. Cela n’est en soi pas une mauvaise chose - le simple lancement d’un site web n’est pas considéré comme un projet e-Gov créatif - mais Agoria continue tout de même d’encourager les projets plus modestes qui font appel à des concepts innovants et qui ont également toutes leurs chances de remporter un prix.

  • Le jury constate que la qualité des projets introduits est à nouveau très élevée, même si l’on voit encore passer des projets du type ‘e-guichet’. « Un projete-Gov vraiment innovant va plus loin que la simple informatisation du flux administratif, » explique Marc Lambotte.

Nouvelles tendances et nouvelles technologies

Les années précédentes, Agoria avait lancé des appels répétés aux pouvoirs publics pour qu’ils profitent des opportunités offertes par le cloud computing, le big data et la géolocalisation. Le jury a donc été heureux de retrouver ces technologies dans de nombreux projets candidats cette année. Une attention de plus en plus grande est également portée à l’aspect mobile. Enfin, plusieurs projets ont été proposés dans la catégorie « open data ».

Le calcul du ROI reste difficile

Comme les années précédentes, il reste difficile pour de nombreux projets de fournir une bonne analyse coûts-bénéfices. Le ROI (return on investment) n’est souvent pas (ou partiellement) calculé. Marc Lambotte : « Nous remarquons aussi qu’il est souvent compliqué pour les administrations de développer des services nouveaux à haute valeur ajoutée, alors que dans le même temps elles cherchent à faire des économies. Les budgets qui devraient permettre de répondre à ce défi restent selon nous insuffisants dans de nombreux cas. » Pourtant, les raisons d’investir dans des solutions numériques qui permettraient aux administrations de travailler plus efficacement et de fournir un meilleur service ne manquent pas. « Les  autorités doivent savoir que l’industrie TIC dispose de l’expérience et de toutes les compétences nécessaires pour les assister dans la mise en œuvre de ces solutions. Mettre en lumière ces compétences est aussi l’objectif des e-Gov Awards, » conclut Marc Lambotte.

Enfin, Agoria espère que l’agenda numérique pour la Belgique permettra de stimuler le développement de projets et d’applications mettant en œuvre les nouvelles technologies comme le mobile, le cloud, la géolocalisation, l’internet of things ou encore l’intelligence artificielle.

Parmi les 36 dossiers introduits, 18 ont été nominés pour ces e-Gov Awards, 3 dans chaque catégorie. Avec les e-Gov Awards, le groupe Digital Industries d’Agoria souhaite récompenser les projets les plus innovants, les plus conviviaux et les plus rentables, ainsi que ceux qui démontrent la meilleure collaboration avec d’autres administrations. Et depuis 2 ans une catégorie  consacrée à l’open data récompense également les meilleurs projets basés sur l’utilisation ou la mise à disposition d’open data. Le meilleur projet toutes catégories confondues est celui qui combine le mieux ces 5 qualités.

Projets lauréats dans les 6 catégories :

‘Meilleur projet’ - G-Cloud IAAS & PAAS, Institutions publiques de la Sécurité sociale et Services publics fédéraux

Un projet d’une telle ampleur, avec un tel impact et autant tourné vers l’avenir, ne passe pas inaperçu. Le G-Cloud poursuit les efforts consentis durant les années précédentes visant le partage de l’infrastructure TIC, avec à la clé en 2016, une baisse de 12 % du coût des serveurs virtuels et de 40% de l’infrastructure de stockage. De plus, le G-Cloud ‘hybride’ prévoit aussi la possibilité d’utiliser, si nécessaire, le cloud ‘public’. Sur le plan de la technologie et de l’innovation, nous retrouvons dans le projet des technologies open source telles que OpenShift, Kubernetes, Docker containers et OpenStack (VM as a service). Une approche DevOps offre des possibilités d’accélérer le développement et le déploiement d’applications, tout en devant faire appel à moins de personnel de support (notamment grâce à une automatisation plus poussée et à des économies d’échelle). Actuellement, les utilisateurs du G-Cloud se situent principalement dans le domaine de la sécurité sociale : la plateforme eHealth, la Caisse auxiliaire d’assurance maladie-invalidité et l’Office fédéral des pensions. Il s’agit d’un projet encore en pleine évolution et qui, sur la base d’une collaboration entre les services publics, offre une infrastructure et une plateforme au niveau desquelles d’importantes économies peuvent encore être réalisées.

‘Convivialité’ - My Coach, VDAB

‘My Coach’ est une application mobile offrant des informations de base sur le marché du travail et ciblant spécifiquement un public jeune. L’app fait office de coach et tient tout particulièrement compte de l’environnement de vie du groupe cible (les jeunes), en s’invitant sur leur inséparable smartphone ou tablette. Le développement a en outre été réalisé en étroite collaboration avec un panel de jeunes qui a fait part de ses réactions à chaque étape du processus de développement.

‘Rentabilité’ - KLIP Digitaal, Agentschap Informatie Vlaanderen

En tant qu’extension de KLIP (2007), KLIP Digitaal fait en sorte que tous les gestionnaires des réseaux câblés et autres (entreprises d’utilité publique, administrations publiques,…) fournissent désormais des informations numériques selon un modèle de données uniforme et unique. KLIP traite les réponses des différents gestionnaires et met celles-ci à la disposition des parties qui demandent des plans, comme les entrepreneurs et bureaux d’étude. C’est de cette façon que l’on peut éviter les dommages (et les frais de réparation qui en découlent) à l’infrastructure d’utilité publique. Sans parler des conséquences liées aux explosions, incendies, inondations ou autres pertes de revenus dans le chef des entreprises. KLIP Digitaal contribue ainsi à réduire les milliers d’incidents qui se produisent chaque année, ce qui permet de réaliser des économies considérables.

‘Innovation’ - Be Badges – Selor

Les ‘Be Badges’ du bureau de sélection Selor, basés sur la philosophie ‘open badges’ de Mozilla, visent le développement de compétences (par le biais de l’apprentissage tout au long de la vie ou de l’expérience) et le partage de celles-ci. Ceci s’effectue grâce à des badges numériques qui montrent les compétences engrangées. Les badges contiennent les informations nécessaires pour attribuer une valeur aux compétences. Tout le monde est ainsi certain que les compétences sont réellement acquises ou démontrées. La plateforme est développée de manière itérative et gratuite pour toutes les parties, aussi bien les ‘issuers’ (ils vérifient une connaissance ou compétence spécifique), les ‘earners’ (les personnes possédant cette connaissance ou compétence) et les ‘displayers’ (ceux et celles qui font usage de cette information).

‘Collaboration’ – Scillus, Conseil régional de la Formation

Scillus est un outil de support dans le domaine des ressources humaines, destinés aux administrations locales et provinciales. Lors de son développement, une grande importance a été accordée à la collaboration entre les utilisateurs possibles et il a également été fait appel à la collaboration d’organismes de formation (comme le FOREM). Le résultat est meilleur que prévu car le but initial (50 entités devant utiliser l’outil d’ici fin 2015) a été largement dépassé (106 utilisateurs). Et ce nombre est passé depuis lors à pas moins de 202 !

‘Open Data’ - Stad.gent als linked open data, Ville de Gand

Dans le passé, Gand a également fait figure de pionnier dans le domaine des données ouvertes. Aujourd’hui, la ville met aussi à disposition les informations destinées au nouveau site internet stad.gent sous forme de “données ouvertes liées”. Les informations sont publiées par le biais d’ontologies largement supportées, si bien que le typage utilisé est identifiable de manière unique et universelle. Grâce à ce processus de publication, ces données sont en outre toujours à jour. Ce tant pour un usage interne qu’externe, aussi bien par des tiers dans des apps que dans le cadre d’une communication multicanal.

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