De la technologie européenne dans les drones russes : le secteur assume ses responsabilités et appelle à davantage de coopération
Agoria prend connaissance des résultats de l'enquête publiée par De Tijd sur des technologies européennes et belges qui se sont retrouvées entre les mains russes. Ces conclusions sont graves et confirment à quel point le problème du contournement des sanctions via des pays tiers est complexe et persistant.
Les entreprises technologiques sont très conscientes de leurs responsabilités. Au cours des dernières années, Agoria a organisé, souvent en étroite collaboration avec les services gouvernementaux compétents en matière d'octroi de licences, des dizaines de formations pour des centaines d'entreprises sur les sanctions, le contrôle des exportations et la réglementation des biens à double usage. Le secteur soutient ses membres dans la mise en œuvre de mesures telles que l'amélioration des processus de conformité interne, le screening approfondi des clients et des garanties contractuelles comme la clause « No Russia » qui interdit le transit vers la Russie. Malgré ces efforts, certains composants finissent malgré tout entre les mains russes via des constructions d'évasion organisées transitant par des pays tiers.
Agoria souligne que la lutte contre le contournement des sanctions est une responsabilité partagée. Agoria et les entreprises technologiques belges continueront à assumer pleinement leur rôle. « Contrôler le cycle de vie complet de chaque composant n'est pas faisable - ni techniquement ni juridiquement - par les entreprises seules. Le fait qu'après quatre ans de guerre en Ukraine, vingt trains de sanctions européennes et un régime de contrôle des exportations toujours plus ciblé, des produits se retrouvent encore entre de mauvaises mains, démontre qu'il s'agit d'une question que les entreprises, les gouvernements, les services douaniers et les institutions financières doivent - encore plus que nous le faisons déjà - gérer ensemble et dans un esprit de confiance mutuelle. », conclut Bart Steukers, CEO d'Agoria.
Jan Gatz